Opérations sur les nombres entiers
Nombres et calculs Cours de mathématiques de CM1 (cours moyen 1re année) · chapitre 4 · Vocabulaire des quatre opérations · L'addition posée · La soustraction posée · La multiplication posée · La division euclidienne posée
Version interactive : dans l'application, les points des figures se déplacent, les figures se construisent pas à pas à la règle et au compas et un quiz s'invente à chaque essai.
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Vocabulaire des quatre opérations
- Le résultat de l'addition s'appelle la somme des termes.
- Le résultat de la soustraction s'appelle la différence des termes.
- Le résultat de la multiplication s'appelle le produit des facteurs.
- Dans la division euclidienne, le résultat s'appelle le quotient (Q), et ce qu'il reste s'appelle le reste (R). Le reste est toujours plus petit que le diviseur.
- estimation : 800 + 100 = 900
- calcul exact : 802 + 99 = 901
- les deux sont proches : le résultat est cohérent.
L'addition posée
Exemple : 356 + 178
| 1 | 1 | ||
| 3 | 5 | 6 | |
| + | 1 | 7 | 8 |
| 5 | 3 | 4 |
356 + 178 = 534. Le résultat s'appelle la somme.
La soustraction posée
Exemple : 623 − 148
| +10 | +10 | ||
| 6 | 2 | 3 | |
| − | 1+1 | 1+4 | 8 |
| 4 | 7 | 5 |
623 − 148 = 475. Le résultat s'appelle la différence.
La multiplication posée
Exemple : 34 × 23
| 3 | 4 | le nombre qu'on multiplie | ||
| × | 2 | 3 | par combien on multiplie | |
| 1 | 0 | 2 | ← 34 × 3 (chiffre des unités de 23) | |
| 6 | 8 | 0 | ← 34 × 20 (chiffre des dizaines de 23) | |
| 7 | 8 | 2 | ← 102 + 680 |
- 34 × 3 = 102
- 34 × 20 = 680
- 102 + 680 = 782
Le résultat, 782, s'appelle le produit.
La division euclidienne posée
Exemple : 587 ÷ 9
| 5 | 8 | 7 | |
| − | 5 | 4 | |
| 4 | 7 | ||
| − | 4 | 5 | |
| 2 |
587 = 9 × 65 + 2, avec 2 < 9
Multiples et diviseurs
- Un nombre entier est un multiple d'un autre nombre entier s'il est dans sa table de multiplication (ou son prolongement).
Exemple : 42 est un multiple de 7 car il est dans la table de 7. En effet : 42 = 6 × 7. - Un nombre entier est un diviseur d'un autre nombre entier si la division euclidienne du deuxième par le premier a un reste nul.
Exemple : 7 est un diviseur de 42 car le reste de la division de 42 par 7 vaut 0. On dit aussi que 42 est divisible par 7.
Les multiples de 7 : on avance de 7 en 7 à partir de 0.
Critères de divisibilité
- Un nombre entier est divisible par 2 (on dit qu'il est pair) si son chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8.
Exemple : 116 est divisible par 2 car son chiffre des unités est 6. - Un nombre entier est divisible par 5 si son chiffre des unités est 0 ou 5.
Exemple : 115 est divisible par 5 car son chiffre des unités est 5. - Un nombre entier est divisible par 10 si son chiffre des unités est 0.
Exemple : 110 est divisible par 10 car son chiffre des unités est 0.
draw Méthode
Dans l'application, cette méthode est animée étape par étape (règle, équerre, compas, rapporteur).
Comment poser une addition avec retenue ?
| 3 | 5 | 6 | |
| + | 1 | 7 | 8 |
Comment poser une soustraction par compensation ?
| 6 | 2 | 3 | |
| − | 1 | 4 | 8 |
Comment poser une multiplication ?
| 3 | 4 | le nombre qu'on multiplie | ||
| × | 2 | 3 | par combien on multiplie |
Comment poser une division euclidienne ?
| 5 | 8 | 7 |
On pose la division de 587 par 9.
À toi : une opération posée, pas à pas
| +10 | +10 | |||
| 6 | 2 | 3 | ||
| − | 1 | 4 | 8 | |
Tape tes propres nombres, choisis l'opération, puis « Calculer ». Le calcul se déroule colonne par colonne.
edit Exercices et rédaction
Rédaction type : « Poser et effectuer une division euclidienne »
Exercices
- 340
- 125
- 612
- 1 000
- 87
Exerce-toi : division euclidienne
Indique un dividende et un diviseur (les tiens, ou au hasard) : la division posée se calcule automatiquement.
history_edu Un peu d'histoire
Les signes + et − apparaissent pour la première fois dans des documents de marchands allemands, à la fin du XVe siècle : le + (qui vient du mot latin « et », signifiant « et ») servait à noter un surplus de marchandises, et le − un manque. Un mathématicien allemand, Johannes Widmann, les utilise dans un livre imprimé en 1489 -- c'est l'une des toutes premières fois qu'on les voit sous cette forme.
Le signe × a été inventé bien plus tard, en 1631, par un mathématicien anglais nommé William Oughtred : une croix inclinée, facile à distinguer de la lettre « x ». Le signe ÷ (deux points séparés par un trait, qu'on appelle un « obélus ») a été proposé encore plus tard, en 1659, par le mathématicien suisse Johann Rahn.
Quant au signe =, il a été inventé en 1557 par un mathématicien gallois, Robert Recorde, qui expliquait avoir choisi deux traits parallèles « parce que deux choses ne peuvent pas être plus égales » ! Grâce à tous ces signes, on peut aujourd'hui écrire un calcul en quelques symboles, là où il fallait autrefois une phrase entière.
Pour s'entraîner : quiz générés à chaque essai, figures manipulables et constructions animées.
Faire le quiz