Heures et durée
Grandeurs et mesures Cours de mathématiques de 6e (sixième) · chapitre 20 · Unités de mesure de durées · Conversions de durées · Écritures sexagésimale et décimale d'une durée
Version interactive : dans l'application, les points des figures se déplacent, les figures se construisent pas à pas à la règle et au compas et un quiz s'invente à chaque essai.
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Unités de mesure de durées
| 1 millénaire = 1 000 ans | 1 siècle = 100 ans | 1 année = 365 ou 366 jours (bissextile) |
| 1 jour = 24 h | 1 h = 60 min | 1 min = 60 s |
| 1 h = 3 600 s | ||
Conversions de durées
Exemple 1 : combien de secondes y a-t-il dans 3 h 24 min 17 s ?
Exemple 2 : combien d'heures, minutes et secondes y a-t-il dans 25 000 s ?
On a donc 25 000 s = 6 h 56 min 40 s.
Écritures sexagésimale et décimale d'une durée
Passage de l'écriture sexagésimale à l'écriture décimale
Exemple : convertis 5 h 24 min en écriture décimale.
- 1 h = 60 min, donc et
- donc 5 h 24 min = 5,4 h.
Passage de l'écriture décimale à l'écriture sexagésimale
Exemple : convertis 2,85 h en heures et minutes.
- . Or 1 h = 60 min, donc
- donc 2,85 h = 2 h 51 min.
Remarque : on a les égalités suivantes :
draw Méthode
Dans l'application, cette méthode est animée étape par étape (règle, équerre, compas, rapporteur).
Additionner ou soustraire des durées en les posant
On pose l'opération comme pour des nombres entiers, colonne par colonne (secondes, puis minutes, puis heures) -- mais avec une retenue de 60 et non de 10.
Addition : 2 h 47 min 38 s + 1 h 26 min 45 s
| h | min | s | |
|---|---|---|---|
| 2 | 47 | 38 | |
| + | 1 | 26 | 45 |
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Soustraction : 5 h 12 min 18 s − 2 h 45 min 50 s
| h | min | s | |
|---|---|---|---|
| 5 | 12 | 18 | |
| − | 2 | 45 | 50 |
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edit Exercices et rédaction
Rédaction type : « Convertir une durée en secondes »
Rédaction type : « Convertir une écriture décimale en heures et minutes »
Donc ...,... h = ... h ... min.
Exercices
history_edu Un peu d'histoire
Pourquoi une année sur quatre a-t-elle 366 jours ? Le problème vient du Soleil : la Terre met environ 365,2422 jours à faire le tour du Soleil -- pas un nombre entier de jours ! Un calendrier avec des années de 365 jours pile prendrait donc du retard sur les saisons, année après année.
En 46 avant J.-C., l'empereur romain Jules César, conseillé par l'astronome Sosigène d'Alexandrie, décide de corriger ce problème : il fixe l'année à 365 jours, avec un jour supplémentaire ajouté tous les 4 ans. C'est la naissance du calendrier julien et de l'année bissextile, avec une durée moyenne de 365,25 jours.
Mais 365,25 jours reste encore un peu trop long par rapport aux 365,2422 jours réels : un écart minuscule (0,0078 jour par an), mais qui s'accumule. Après 1500 ans, ce petit écart représentait déjà 10 jours de décalage avec les saisons !
Frise schématique (les écarts entre les dates ne sont pas à l'échelle).
En 1582, le pape Grégoire XIII corrige le tir : on passe directement du 4 au 15 octobre 1582 (10 jours « effacés » du calendrier !), et on adopte une nouvelle règle, toujours utilisée aujourd'hui : une année est bissextile si elle est divisible par 4, sauf si elle est divisible par 100 -- sauf si elle est aussi divisible par 400. Ainsi, 2000 était bissextile, mais 1900 ne l'était pas. Cette règle donne une année moyenne de 365,2425 jours, si proche de la réalité qu'il faut attendre environ 3 000 ans pour accumuler un seul jour d'écart.
Tous les pays n'ont pas adopté ce nouveau calendrier en même temps : la France en 1582, mais l'Angleterre seulement en 1752 (avec des émeutes, certains croyant qu'on leur volait 11 jours de vie !), et la Russie seulement en 1918. C'est pour cette raison que la « révolution d'Octobre » russe, qui a eu lieu le 25 octobre 1917 selon leur calendrier de l'époque, correspond en réalité au 7 novembre selon le calendrier que nous utilisons aujourd'hui.
Pourquoi 60 minutes dans une heure ? Le mélange de deux civilisations
Le système sexagésimal (en base 60) vient de Mésopotamie : les Sumériens, puis les Babyloniens, comptaient en base 60 dès environ 3000 avant J.-C. -- pas seulement pour le temps, mais pour presque tous leurs calculs. Pourquoi 60, et pas 10 ou 100 ? 60 est le plus petit nombre divisible par 1, 2, 3, 4, 5, 6, 10, 12, 15, 20 et 30 : bien plus de diviseurs que 10, ce qui permettait de partager facilement en moitiés, tiers, quarts, cinquièmes... sans jamais tomber sur des fractions compliquées.
Une théorie sur l'origine de la base 60 : 12 phalanges comptées avec le pouce sur une main, × 5 doigts de l'autre main.
Les 24 heures, elles, viennent d'ailleurs : de l'Égypte antique, qui divisait le jour en 12 heures (grâce au Soleil) et la nuit en 12 heures (grâce à des étoiles repères), sans lien avec la base 60 à l'origine.
Les deux traditions se rencontrent grâce aux astronomes grecs, notamment Ptolémée : pour leurs calculs de position des astres, ils reprennent le système sexagésimal babylonien tout en gardant le découpage égyptien du jour en 24 heures. C'est de là que viennent les mots « minute » (du latin pars minuta prima, la « première petite partie » de l'heure) et « seconde » (pars minuta secunda, la « seconde petite partie »). Ce système passe ensuite aux astronomes du monde arabo-musulman, puis à l'Europe médiévale, et se diffuse ainsi largement à travers le monde, porté par l'astronomie et la navigation.
Le système a bien failli disparaître : pendant la Révolution française, en 1793, la France a tenté d'imposer un temps décimal (10 heures par jour, 100 minutes par heure, 100 secondes par minute) -- dans le même esprit que la réforme du mètre. Mais l'usage du système sexagésimal était trop ancré dans les habitudes et les instruments de l'époque : la réforme a été abandonnée après quelques mois seulement.
Pour s'entraîner : quiz générés à chaque essai, figures manipulables et constructions animées.
Faire le quiz