menu_book Le cours
Propriétés
- Un quotient de deux nombres relatifs ne change pas quand on multiplie son numérateur et son dénominateur par un même nombre relatif non nul.
- Un quotient de deux nombres relatifs ne change pas quand on divise son numérateur et son dénominateur par un même nombre relatif non nul.
- Autrement dit, pour tous nombres a, b et k avec b ≠ 0 et k ≠ 0 : ba=b×ka×k et ba=b÷ka÷k.
Exemples :
24−18=4×6−3×6=4−3
−42−56=3×(−14)4×(−14)=34
−1220=−12÷(−4)20÷(−4)=3−5=−35
Remarque : grâce à cette propriété, on peut toujours écrire un quotient avec un dénominateur positif : −ba=b−a=−ba et −b−a=ba.
Définition
Réduire deux quotients au même dénominateur, c'est trouver deux quotients qui leur sont respectivement égaux et qui ont le même dénominateur. On choisit en général le plus petit multiple commun des deux dénominateurs.
Cas 1 : 47 et 125 -- un dénominateur est un multiple de l'autre.
12 est un multiple de 4 (12 = 4 × 3) : le dénominateur commun est 12.
47=4×37×3=1221 et 125
Cas 2 : 53 et 74 -- les dénominateurs n'ont aucun diviseur commun (autre que 1).
5 et 7 sont premiers : leur plus petit multiple commun est leur produit 5 × 7 = 35.
53=5×73×7=3521 et 74=7×54×5=3520
Cas 3 : 65 et 87 -- le cas général.
Multiples de 6 : 6 ; 12 ; 18 ; 24 ; 30…
Multiples de 8 : 8 ; 16 ; 24 ; 32…
65=6×45×4=2420 et 87=8×37×3=2421
Remarque : on peut aussi utiliser la décomposition en facteurs premiers (chapitre Divisibilité) : 6 = 2 × 3 et 8 = 2 × 2 × 2. Le plus petit multiple commun contient chaque facteur autant de fois qu'il apparaît au maximum : 2 × 2 × 2 × 3 = 24.
Propriété
Deux fractions qui ont le même dénominateur positif sont rangées dans le même ordre que leurs numérateurs.
Exemples :
- 13 > 4, donc 913>94.
- −11 < −3, donc 8−11<8−3.
Attention : si un dénominateur est négatif, on commence par l'écrire avec un dénominateur positif (voir 1 A).
Propriété
Pour comparer deux fractions de dénominateurs différents, on les réduit au même dénominateur (positif), puis on compare leurs numérateurs.
Exemple 1 : comparer 613 et 1225.
12 est un multiple de 6 : on prend 12 comme dénominateur commun.
613=6×213×2=1226
Or 26 > 25, donc 1226>1225, c'est-à-dire 613>1225.
Exemple 2 : comparer 9−4 et 12−5.
Multiples de 9 : 9 ; 18 ; 27 ; 36… et de 12 : 12 ; 24 ; 36…
9−4=9×4−4×4=36−16 et 12−5=12×3−5×3=36−15
Or −16 < −15, donc 36−16<36−15, c'est-à-dire 9−4<12−5.
Propriété
Pour additionner (ou soustraire) deux fractions de même dénominateur, on additionne (ou on soustrait) les numérateurs et on garde le dénominateur commun.
Pour tous nombres a, b et c avec c ≠ 0 : ca+cb=ca+b et ca−cb=ca−b.
Exemples :
A=94+911
A=94+11
A=915
A=35
B=103−1017
B=103−17
B=10−14
B=−57
Attention : on n'additionne jamais les dénominateurs ! 94+911 est égal à 915 et non à 1815 : on ajoute des neuvièmes à des neuvièmes, le résultat est toujours en neuvièmes.
Propriété
Pour additionner (ou soustraire) deux fractions de dénominateurs différents, on commence par les réduire au même dénominateur, puis on applique la propriété précédente.
Exemple 1 :
C=65+43
C=6×25×2+4×33×3
C=1210+129
C=1219
Exemple 2 :
D=32−57
D=3×52×5−5×37×3
D=1510−1521
D=−1511
Exemple 3 :
E=−3+107−154
E=1×30−3×30+10×37×3−15×24×2
E=30−90+3021−308
E=−3077
Remarques : un nombre entier est une fraction de dénominateur 1 (−3 = 1−3). À la fin d'un calcul, on donne le résultat sous forme de fraction irréductible (on simplifie si c'est possible).
history_edu Un peu d'histoire
history_edu Un peu d'histoire
Il y a près de 4 000 ans, les scribes égyptiens calculaient déjà avec des fractions, mais presque uniquement avec des fractions de numérateur 1 (les « fractions unitaires »). Le
papyrus Rhind, copié vers 1650 avant J.-C. par le scribe
Ahmès, contient une table qui écrit par exemple
52 sous la forme
31+151 : additionner des fractions était donc pour eux un exercice quotidien ! La
barre de fraction horizontale apparaît plus tard chez les mathématiciens arabes (on la trouve au 12e siècle chez
al-Hassar), puis se répand en Europe grâce au
Liber abaci de
Fibonacci (1202). Les mots eux-mêmes racontent l'idée de la fraction : le
dénominateur (du latin
denominare, « nommer ») donne le nom des parts -- des tiers, des quarts, des douzièmes… -- et le
numérateur (de
numerus, « nombre ») compte combien on en prend. C'est pour cela qu'on ne peut additionner que des parts de même nom : des douzièmes avec des douzièmes !